Marché // Etude
> Les grandes fortunes de la profession
Ils sont 10 à faire partie des 500 plus grandes fortunes de France, selon le classement 2007 établi par le magazine Challenges. Qui sont-ils ? Combien pèsent-ils ? Comment devient-on très riche ? Eléments de réponse. Sans solution miracle !
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Le classement 2007 de Challenges
N°30-Famille Pierre Bellon- 1 795 M€- Sodexho- Restauration et services
N°50-Famille Desseigne-Barrière- 900 M€ -Groupe L. Barrière-Casinos et H.
N°79-Louis Le Duff- 500 M€ - Groupe Le Duff -Agroalimentaire et Rest.
N°95-Robert Zolade- 450 M€ - Elior- Restauration sous contrat
N°154-Paul Dubrule- 251 M€- Accor- Hôtellerie et services
N°154-Gérard Pélisson- 251 M€ - Accor- Hôtellerie et services
N°257-Olivier Bertrand- 140 M€- Groupe Bertrand-Restauration
N°426-Famille Françoise Baverez- 72 M€ - Hôtel Régina- hôtellerie
N°432-Famille Gilbert et J-Louis Costes- 70 M€ - Groupe Costes-Rest.
N°467-Gérard Joulie- 65 M€ - groupe Joulie -Restauration
Le classement complet sur le site de Challenges

Ce n’est que notre analyse (mais on la partage !)
Le très riche voit loin, voit grand. Et sait le rester !
Identifier un marché très porteur et de belle taille (repéré souvent hors de l’hexagone) et se positionner tôt sur ce marché avec des offres inédites : voilà ce talent rare que partagent les Pierre Bellon, Paul Dubrule, Gérard Pelisson, Louis Le Duff et autre Robert Zolade. Mais aussi, à une échelle locale, Gilbert et Jean-Louis Costes.
Aucun héritier, parmi ceux-là en tout cas. Mais de brillants stratèges et de grands managers. Car il ne suffit pas d’être visionnaire pour s’enrichir. Auquel cas Jacques Borel, incomparable découvreur du modèle américain, ferait partie du quintet couronné.
Encore faut-il savoir bâtir et faire partager un modèle performant reposant sur une croissance durable dans un coeur de métier (voire un deuxième, comme les chèques de services, très juteux), avec une grande maîtrise des risques financiers. Et des actionnaires fidèles. En demeurant, si possible, le premier d’entre eux...
Mesure plus juste de la richesse réelle : les revenus du travail
Ils ne sont qu’une poignée à être très riches. Pourtant, l’hôtellerie restauration pèse lourd dans l’économie (62 milliards d’euros). Mais elle demeure atomisée (80 % de TPE), possède peu de grands groupes et pâtit de sa sous capitalisation. Or le classement de Challenges reflète avant tout la valeur patrimoniale d’une branche. Et plus encore la manière dont celle-ci est détenue et répartie, très inégalement...
En quête de la grande fortune, il vaudrait donc mieux donc choisir l’immobilier, la finance, la distribution... Ou les maisons de retraite ! Mais que l’on se rassure ! En retroussant les manches et avec un peu de chance (et de nez !), on peut aussi y gagner sa vie, bien voire même très bien. De là à engranger des dizaines de millions d’euros !
Une autre étude, de fond celle-là, serait la bienvenue pour mesurer les revenus du travail et leur répartition entre les 900 000 patrons et salariés de l’hôtellerie restauration. Ce sont ces revenus là qui créent la vraie richesse. Et la vraie pauvreté !
Enquête : magazine Challenges
Texte : Jean-François Vuillerme Photo :© Ludovic/Rea
Photo de Pierre Bellon prise en janvier 2007 lors de la cérémonie de voeux aux acteurs économiques au ministère de l’Economie



