Marché // Profession
> Négociations sociales des CHR : un accord encore au conditionnel
La CGT, la CFTC et FO ont confirmé qu’ils exerceront leur droit d’opposition si l’accord du 1er décembre n’est pas amélioré. Le Synhorcat se déclare prêt à poursuivre le dialogue. Tout comme Christine Pujol, présidente de l’Umih (présidence également revendiquée par André Daguin). Pour sa part, la CPIH est d’accord pour renégocier sur l’ouverture de la prime TVA aux saisonniers. La question d’une sortie de crise rapide et par le haut se pose avec urgence, le délai de conclusion d’un accord majoritaire fixé par le secrétaire d’Etat Hervé Novelli arrivant bientôt à son terme (avant le 15 décembre). Cette échéance pourrait encore être respectée si le collège patronal décide de reprendre les négociations et d’améliorer les deux points clefs du désaccord (grille des salaires et prime TVA), et donc de suspendre la notification de l’accord version 1er septembre qui déclencherait de facto le droit d’opposition. En téléchargement sur HR-infos, le texte du projet d’accord et le communiqué des syndicats.
Vos réactions
> 1 réaction
Ecouter l'article
Reprise des discussions avant une reprise des négociations
Selon le témoignage de plusieurs négociateurs syndicaux interrogés par HR-infos mercredi 2 et jeudi 3 décembre, les discussions entre partenaires sociaux ont repris à un niveau informel et bilatéral, mais dans un climat jugé plutôt positif et constructif.
Les partenaires sociaux disposent d’environ deux semaines (mi décembre) pour conclure un accord, majoritaire cette fois.
Rappel des faits et des déclarations
Les cinq organisations patronales (Umih, Synhorcat, GNC, CPIH et Fagiht) ont conclu le mardi 1er décembre un accord avec deux des cinq syndicats de salariés (CFDT et CFE-CGC).
Non signataires et majoritaires dans le collège salariés, la CGT, Force ouvrière et la CFTC, qui demandaient une prime TVA pérenne et applicable à tous les salariés, envisagent d’exercer à nouveau leur droit d’opposition. Les partenaires sociaux ont expliqué leur décision mardi 1er septembre lors de deux conférences de presse.
Pour sa part, Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement , a jugé qu’il "fallait aller plus loin sur les salaires, la messe n’est pas dite et les négociations vont pouvoir continuer" (dépêche Reuters du 1er décembre). De son côté, Hervé Novelli, secrétaire d’Etat en charge de l’hôtellerie et la restauration, ) se déclare "serein et confiant et prend acte de la volonté affichée de tous les partenaires sociaux (...) d’aboutir à un accord" (rapporté par le quotidien Les Echos, jeudi 3 décembre).
Les communiqués de presse CGT-FO-CFTC et du Synhorcat
Extraits
"(...)Les trois centrales, CFTC, FO et CGT ont décidé qu’elles exerceraient leur droit d’opposition à cet accord si ce dernier est notifié.
Parallèlement à cette action, elles vont déposer leur propre accord de branche à la direction générale du travail, preuve de leur volonté d’aboutir sur de véritables négociations. (...)"
Décryptage
Prendre le soin de préciser que ce droit d’opposition ne sera exercé que si l’accord est notifié laisse penser que "la porte reste ouverte" du côté des trois centrales de salariés à une reprise rapide des négociations. Avec l’objectif d’améliorer l’accord sur la question de la pérennité de la prime TVA et de son application à tous les salariés et sur la grille des salaires.
Extraits
"(...) Nous relevons dans le communiqué des trois syndicats non signataires à ce jour, CFTC, FO-FGTA et CGT, leur « volonté » de construire." Le Synhorcat entend cet appel. Le Synhorcat a toujours mené les négociations dans la recherche d’un consensus le plus large possible. Le dialogue social peut donc continuer. (...)"
Décryptage
Le communiqué laisse penser que le Synhorcat est prêt à reprendre les négociations sans délai. Rechercher un consensus (à traduire par "un accord majoritaire") suppose une amélioration significative du texte du 1er décembre. Faute de quoi il n’y aura pas d’accord majoritaire !
L’ACCORD DU 30 NOVEMBRE A TELECHARGER
A l’instar de l’accord du 1er juillet, ce texte pourrait être rendu caduc s’il faisait l’objet d’un droit d’opposition
PRINCIPALES NOUVELLES DISPOSITIONS DE L’ACCORD
Celui-ci forme un nouvel avenant N°6 à la Convention collective nationale des Hôtels, Cafés, Restaurants
Une nouvelle grille des salaires minimaux
L’échelon 1 du niveau I démarre à 8,92 (le Smic est à 8,88 depuis le 1er juillet)
Reconnaissance des qualifications
8 certificats de qualification professionnels sont repositionnés dans la grille de classification
Création d’une mutuelle frais de santé, d’ici le 1er juillet 2010
Le dispositif de prévoyance déjà existant est par ailleurs réexaminé
Instauration d’une prime liée à la réduction du taux de TVA
son montant est égal à 2 % du salaire de base annuel dans la limite de 400 € par an pour un salarié à temps complet
avoir un an d’ancienneté au 30 juin 2010
prime modulée à raison de 100 % pour la restauration, 50 % pour les hôtels avec restaurant et 25 % pour les autres entreprises (dont les hôtels sans restaurant)
1er versement au 1er juillet 2010
le 31 janvier 2012 au plus tard, un bilan de l’application est établi
10 jours fériés par an
soit 2 jours de plus
dont 6 jours garantis chômés et payés ou compensées en temps ou indemnisés
fonction du type établissement (permanent ou saisonnier) et de la catégorie de salariés (temps complet, temps partiel, saisonnier), le dispositif est décrit au cas par cas dans l’avenant
Valorisation de la fonction tutorale
dispositif décrit dans un avenant spécifique (N° 10) prévoyant en particulier le versement d’une prime (2 % de salaire de base calculé au mois) pour les tuteurs « accrédités CPNE-IH » encadrant un salarié en contrat de professionnalisation.





A la veille de l’accord on entendait mr Daguin sur tous les médias, comme s’il était, je sais pas moi, Président de l’Umih par exemple. Et depuis que cet accord est en rade, on n’entend plus mr Daguin. Il est grippé ?
Afficher toutes les réactions >>