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Hi Matic, l’hôtel automate

Ouvert fin avril - début mai dans le quartier parisien de Bastille, l’hôtel Hi Matic fait parler de lui pour son design signé Matali Crasset et son concept "tout automatique". Dans cet établissement qui se veut bio et écolo, du revêtement de sol à la composition du petit-déjeuner, on réserve uniquement par internet, on fait son check-in seul, sur une borne automatique et on dort dans une chambre aux couleurs vives, inspirée de la cabane. Le tout pour une centaine d’euros la nuit. Visite guidée dans cet hôtel-cabane pour enfants écolos qui bouleverser les pratiques hôtelières.

Quelques images du Hi Matic

  • Check-in sur des bornes en self
    Check-in sur des bornes en self
  • Dans le hall d'acceuil
    Dans le hall d’acceuil
  • Mezzanine dans le hall d'accueil
    Mezzanine dans le hall d’accueil
  • Au sous sol, l'espace restauration
    Au sous sol, l’espace restauration
  • Le dressage des plateaux petits déjeuners
    Le dressage des plateaux petits déjeuners
  • Eléments du petit déjeuner
    Eléments du petit déjeuner
  • Vue d'une chambre, au fond le lavabo
    Vue d’une chambre, au fond le lavabo
  • Lavabo et douche au fond
    Lavabo et douche au fond
Visite guidée avec Samy Boudjerid


Ce n’est que notre avis (mais on le partage !)

De l’air à l’usure du temps ...

La façade du Hi Matic se démarque d’emblée dans la rue de Charonne, avec ses volets colorés et ses "choux en jardinières" à chaque fenêtre. L’accueil est lui aussi surprenant : pas de réception classique, mais des bornes comme dans une gare ou un aéroport, des couleurs vives, du mobilier clair aux lignes enfantines et une musique "lounge" pour compléter l’ambiance...

Le personnel vous salue en polo siglé "Hi Matic" : on pense immédiatement à une auberge de jeunesse. Mais quel étudiant paierait entre 100 et 150 euros pour une nuit d’hôtel ? Ici la clientèle a plutôt entre 30 et 40 ans, est sensible à la fibre écolo de l’établissement et vient souvent par curiosité et intérêt pour le design de Matali Crasset.

Mieux vaut donc être préparé à l’expérience : fonctionnement en toute autonomie, horaires souples, chambres à la conception surprenante, petits-déjeuners d’apparence frugale présentés sur des plateaux dans l’esprit de la restauration d’avion mais le tout 100% bio.

Si le concept attire et séduit sans aucun doute, le Hi Matic arrivera-t-il à fidéliser ses clients une fois la curiosité passée ? Autre interrogation : comment vieilliront le design et les matériaux écolo ? En attendant, l’effet nouveauté fonctionne à plein.


Reportage et avis : Juliette Micheneau


Philippe Chapelet et Patrick Elouarghi, à la tête du groupe hôtelier Hi Life

Jean-François Servat, gérant du Hi Matic, et son collaborateur Samy Boudjerid