En Aquitaine, Bretagne, Pays-de-La-Loire, une dizaine d’hôtels vient d’obtenir le label environnemental européen à l’issue de leur audit de certification. Avec pour premiers résultats attestés, une réduction de leur consommation d’eau et d’énergies, une diminution de leur production de déchets, l’utilisation de ressources renouvelables et de substances moins dangereuses pour l’environnement, et des actions d’éducation et de communication sur l’environnement. Dans le cas d’une construction ou d’une rénovation de bâtiment hôtelier, une démarche de conception en HQE (haute qualité environnementale) facilitera l’obtention de l’écolabel, en garantissant des performances énergétiques élevées. A l’exemple du resort Coq-Gadby à Rennes, hôtel-spa 4 étoiles et restaurant gastronomique.
Lecoq-Gadby à Rennes : images de sa démarche HQE
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Le bois, principal matériau de construction
Utilisé pour la structure (charpente, dalles de plancher et murs en épicéa d’Europe) et pour la vêture (bois rétifié sans traitement chimique), il a été sélectionné pour sa faible empreinte écologique. En effet, les bois utilisés sont produits en France en Europe et donc peu polluants en transport. Et ils sont recyclés en fin de vie.
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Le choix d’ouvertures orientées sud
Leur exposition au soleil permet d’optimiser l’utilisation des capteurs solaires thermiques et photovoltaiques.
A noter également l’ardoise naturelle, qui a été privilégiée pour les couvertures et les murs (y compris de salles de bain).
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Deux types de capteurs solaires
Les capteurs solaires thermiques (39 m2) intégrés dans la couverture permettent de produire 60 % des besoins annuels d’eau chaude sanitaire.
Les capteurs solaires photovoltaïques (26 m2) produisent de l’électrice "verte" pouvant être vendues à EDF. Ils servent aussi de brise-soleil au droit des terrasses des derniers étages des hôtels.
Ces brise-soleil concourent au confort d’été, avec l’isolation et les dispositions architecturales. Cette absence de surchauffe a dispensé d’installer une climatisation.
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Récupération de l’eau de pluie
L’eau de pluie récupérée sert à alimenter les chasses d’eau, l’arrosage et aussi la lingerie (le cadre réglementaire sanitaire va le permettre)
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Distributeur de savon pour réduire les déchets
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Des salles de bain aménagés pour les handicapés
L’adaptation des équipements aux handicaps est un volet du développement durable.
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Des ascenseurs adaptés aux non voyants
L’ascenseur parle et dispose d’une signalétique en braille.
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Respect des ressources : économie de linge
De plus, les trappes à linge communiquent directement avec la lingerie. Pas de transport dans l’établissement.
Les 5 nouveaux hôtels écolabellisés de Pyrénées-Atlantiques
Ces hôtels étaient accompagnés dans leur démarche par le cabinet-conseil François-Tourisme-Consultants.
Auberge du Relais, à Bérenx : Yves Larrouture, président de l’UMIH Béarn et Soule
Hôtel Windsor, à Biarritz :Roland Heguy, président de l’UMIH Pays Basque et président de la Fédération nationale de l’hôtellerie française
Hôtel de l’Ours, à Arette, Nathalie Bleuzun
Hôtel Etchemaïté, à Larrau : Pierre Etchemaïté
Hôtel Piellenia->, à Tardets : Jean-Baptiste Hastoy
Le site internet ressource sur l’éco-label européen
Glissez-cliquez sur la bête !
L’emblème du site
La liste des services d’hébergement touristique titulaires Ecolabel
A la mi mai 2009, 46 établissements avaient obtenu l’écolabel, dont 31 hôtels (dont 9 Best Western), 5 campings, 3 chambres d’hôtes et 3 résidences de tourisme. L’écolabel sort peu à peu de la confidentialité mais reste pour l’instant, en nombre d’établissements certifiés, marginal dans l’univers hôtelier.
Textes : d’après communiqués et dossier de presse
Photos : Hubert Moal et Thomas Crapaud